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Vivez vos émotions avec Grand Angle

Héléna

Peut-on vraiment forcer
quelqu'un qui ne vous aime pas
à tomber finalement amoureux ?

 

 

Peut on vraiment forcer quelqu’un qui ne vous aime pas à tomber finalement amoureux ?

Connaît-on réellement la femme que l'on aime ?

Commentaires de planches


 

Jim, le scénariste, parle de la page 64 de l'album Héléna T2

 

 

 

Scénariste : JIM
Dessinateur : Lounis Chabane

Les relations amoureuses, c’est compliqué. Surtout quand l’un des deux ne veut pas.
Portrait de l’amour inconditionnel de Simon pour Héléna. Un petit jeu amoureux dans une chambre avec vue sur la mer. Peut-on convaincre progressivement une femme de nous aimer ? Et dans ce petit jeu, qui est l’esclave, finalement ?
Celle qui vient toutes les semaines à heure régulière contre un peu d’argent, ou celui qui ne vit que pour ces trois petites heures à passer avec la femme qu’il aime ?

Infos pratiques
Sortie le 4 mars 2015
Pagination: 74 pages
Prix France : 16,90 €
ISBN: 978-2-81893-240-7

Tome 2


 
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Après Une nuit à Rome, Jim explore une nouvelle fois l'une des nombreuses facettes qui constituent le prisme de l'amour, loin des clichés et des sentiers battus.


Qui n’a jamais rêvé de changer de vie ? pour Simon, le changement se fait un peu malgré lui : le jour de son mariage avec sa fiancée enceinte, il choisit (quelques minutes avant de passer devant le maire !) de dire non… le cœur à ses raisons que la raison ne connaît point ! Il aime Estelle, mais il vient de revoir sur le parvis de la mairie Héléna, la fille qui l'a toujours subjugué…

 

Héléna,
la beauté
inaccessible…

Héléna,
son grand amour
depuis l'école…


Héléna,
qui ne s'est jamais intéressée à lui,
mais qui est actuellement célibataire…


Leur rencontre est brève, mais suffisante pour bouleverser Simon au point de mettre toute sa vie en l'air ! Incroyable que le sage et raisonnable Simon se transforme en "Salaud" et pourtant… Malgré l'indifférence de la belle, il est décidé à tenter sa chance.

 

Peu après son "non" dévastateur, Simon reçoit un gros héritage qui transforme sa vie et le met à l'abri du besoin.

De son côté, Héléna a du mal à joindre les deux bouts, travaillant à des horaires de dingue dans une superette au patron pervers.

Son soupirant en profite pour lui proposer un deal insolite : 1000 euros par mois, en échange de trois heures de sa présence tous les jeudis après midi. Juste sa présence, rien de plus. Un deal financier qu'Héléna ne peut décemment pas refuser. Espérant qu'avec le temps la belle tombe amoureuse de lui, il organise dorenavant sa vie autour de ses rendez-vous réguliers…


Peut-on vraiment forcer quelqu'un qui ne vous aime pas à tomber finalement amoureux ?
Jim et chabane nous offrent un élément de réponse dans ce drame psychologique en deux tomes. Entre raison et sentiments, chaque personnage à la psychologie fouillée flirte avec le destin, s'accomodant tant bien que mal avec ce que la vie lui propose. Un drame romantique qui ne laissera personne indifférent… à l'image d'Héléna !

Commentaires de planches


 

Jim, le scénariste, commente la page 33 de l'album

 

 

Jim commente la page 40 de l'album

 

 

JIM
Après son Bac, Jim étudie pendant 3 ans à l’école de bande dessinée d’Angoulême. Scénariste et dessinateur, il travaille aussi bien pour le dessin animé que pour la bande dessinée. Auteur chez Vents d’Ouest de plus de 15 albums d’humour, il est également l’auteur de récit plus personnels et intimistes comme Petites Eclipses dans la collection "Ecritures" de Casterman ou encore L’Invitation chez Vent d’Ouest. C’est avec ce type de récit qu’il rejoint Bamboo et sa collection “Grand Angle” pour Une Nuit à Rome.
 
Lounis Chabane
Formé aux arts décoratifs à Paris, il est le dessinateur de Golden Cup et Carmen + Travis (Delcourt), Ligue Zéro (Soleil), Mesrine (Casterman), ainsi que de Ruden et Voleur de poules (Carabas). Chez Grand Angle, il signe les dessins de Si seulement sur un scénario de Rodolphe.

Tome 1


Sortie le 1er octobre 2014
 
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Ceux qui me restent

L’émouvant voyage d'un père
à la recherche de sa fille disparue.
 
Sauf qu'elle se tient à ses côtés,
mais qu’il ne la reconnaît plus.


« C’est l'idée d’une "aventure intérieure"
qui m'a motivé à creuser ce sujet. »

Damien Marie,
scénariste

L'histoire : Florent a perdu sa femme beaucoup trop jeune. Il a tenté d'élever seul sa « trop » petite Lilie, maladroitement peut-être. Et Florent et sa fille se sont perdus à leur tour. Elle l'a laissé encore plus seul pendant 20 ans. Aujourd'hui, à 70 ans, il n'a qu’un souhait, il veut la retrouver avant de mourir ; sa Lilie qui vient maintenant le voir presque tous les jours, mais qu’il ne reconnaît plus. La maladie lui vole la mémoire pour le laisser toujours plus seul. Alors il cherche sans relâche, en vrac, dans les bribes de trop vieux souvenirs... Florent n'abandonnera plus ; un voyage en Alzheimer.

« La collaboration avec Laurent a été d’une richesse que je n'osais pas espérer... Sa capacité à effacer graphiquement ce que la mémoire ne retient plus, la pertinence du découpage, long, lent, qui ne lâche jamais l'émotion ni la concentration du lecteur. »
Damien Marie

        

« Nos intentions communes étaient de faire passer des ressentis plutôt que des événements, en se laissant chacun beaucoup de libertés... une telle volonté induisait un graphisme laché et parfois "inachevé", jouant sur les flous du fusain et la gomme. »
Laurent Bonneau, dessinateur

« Je traite de sujets
plus vastes : le regret,
la séparation, ​l'impossibilité
de faire marche arrière »

Damien Marie,
scénariste

« L'utilisation de la couleur crée des atmosphères, des repères chronologiques... Je souhaitais surtout qu’elle participe à ces bribes d’informations que l'on donne en soulignant parfois un visage, un objet ou autre... »
Laurent Bonneau

        

« Les difficultés, je ne sais pas si il y en a eu. Nous pouvons plutôt parler de défis »
Laurent Bonneau

 

Damien MARIE
Originaire de Normandie, Damien Marie suit des études en arts appliqués puis en design. De sa rencontre avec Vanders naît Règlement de contes (chez Soleil), suivi de La Cuisine du Diable (Vents d’Ouest), puis Kerozen et Gazoleen (Soleil) et Back to Perdition (Dargaud). Damien devient un auteur incontournable chez Bamboo / Grand Angle avec les séries Welcome to Hope, Ceci est mon corps, Parce que le paradis n’existe pas et Traffic tome 2. Marie est également l’auteur du Guide de survie en milieu alimentaire hostile chez Bamboo.
 
Laurent BONNEAU
Né en 1988 à Bordeaux, Laurent Bonneau suit un cursus artistique dès le lycée, afin de poursuivre par la suite ses études à l’école Estienne à Paris pendant deux ans. Il signe alors avec son frère chez Dargaud pour la trilogie Metropolitan lors de sa deuxième année, avant d’entrer en 2008 à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en section Photo-vidéo. Depuis ce diplôme, il vit à Narbonne, en continuant l’alliance du dessin avec la réalisation de courts métrages, qu’il est possible de voir à travers ses expositions notamment.

Histoire complète


Sortie le 27 août 2014
 
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Un livre peut-il changer une vie ?

 
Peut-il faire basculer une existence et lui ouvrir de nouveaux horizons jusqu’alors insoupçonnés ?
Pour l'héroïne de cette histoire, la réponse ne fait aucun doute.

 

Un midi, à l'heure du déjeuner, Camélia trouve un livre abandonné sur un banc public.

Son auteur est inconnu mais, le plus étrange...


... c'est qu’il comporte plusieurs mots soulignés qui, mis bout à bout, composent une phrase. Il est question d’émotions et de passion, de désir, d'envie d'une autre vie.

 
 

Il n'en faut pas plus pour lancer notre héroïne sur les traces de l'auteur mystérieux. Elle glisse un message dans le livre avant de le remettre à l'endroit où elle l'a trouvé.

 

C'est le début d'un jeu de piste qui l'amènera peut-être à découvrir celui – ou celle – qui, sans le savoir, a bouleversé sa routine.

 

Cet album est né d'une rencontre entre Jim et un inconnu adepte du « bookcrossing », qui consiste à laisser volontairement un livre dans un endroit public afin de lui donner de nouveaux lecteurs. Jim en a fait une belle histoire, servie par le trait délicat et élégant de Mig, pétri de sensualité retenue et de tendresse pour le personnage principal. Le scénariste a trouvé là l'occasion d'aborder quelques thèmes en résonance avec notre société : l'envie d'échapper au quotidien, le besoin de se parler mieux et plus souvent, l'incommunicabilité qui ronge trop souvent le couple, la vaine obsession des nouvelles technologies. Un petit livre oublié sur un banc est aussi une déclaration d'amour adressée au livre de papier, objet symbolique auquel Jim est très attaché.

 

Qu'est-ce que le « bookcrossing » ?


Des livres oubliés sur les bancs, il en existe des tas. Plus de 4 millions même si l’on en croit le nombre de livres enregistrés sur le site internet bookcrossing.com !

Le « bookcrossing », « livre voyageur » ou « passe-livre » en français, est un phénomène social qui compte près de 800 000 membres – « bookcrossers »- à travers le monde. Il a été crées en 2001 par un américain passionné de lecture, Ron Hornbaker, dont le rêve était de « faire du monde une bibliothèque ». Un site internet permet d’enregistrer les livres et de suivre leur parcours grâce à un identifiant – numéro BCID, BookCrossing ID – collé sur chaque titre. Le concept du bookcrossing est simple. Il s’agit de donner une seconde vie aux livres, de les faire circuler en les libérant dans un endroit passant comme un abribus, une station de métro, une table de café, ou encore... un banc ! Une fois retrouvé et lu, l’objet est relâché dans la nature pour être de nouveau découvert. Dans un désir d’universalité d’accès à la culture et d’échange, ce site communautaire est à l’origine de rencontres réelles mensuelles lors d’ABC (Assembly of Bookcrossers) ou de conventions plus importantes comme les MegaBookCrossing.

Commentaires de planches


 

Mig, le dessinateur, commente la page 7 de l’album

 

 

Jim, l’auteur, commente la page 23 de l’album

 

 

JIM
Après son Bac, Jim étudie pendant 3 ans à l’école de bande dessinée d’Angoulême. Scénariste et dessinateur, il travaille aussi bien pour le dessin animé que pour la bande dessinée. Auteur chez Vents d’Ouest de plus de 15 albums d’humour, il est également l’auteur de récit plus personnels et intimistes comme Petites Eclipses dans la collection “Ecritures“ de Casterman ou encore L’Invitation chez Vent d’Ouest. C’est avec ce type de récit qu’il rejoint Bamboo et sa collection “Grand Angle” pour Une Nuit à Rome.
 
MIG
Mig rêve depuis tout jeune de pouvoir raconter des histoires comme celles de ses héros favoris, lui qui est issu de la "génération Goldorak". À peine ses études terminées, il rentre chez Et cetera, studio officiel des éditions Albert René. Il commence son apprentissage du pinceau en mettant en scène les personnages d'Astérix sur différents supports de produits dérivés. En 1999, il rencontre Hervé Richez lors d'un salon BD, ce qui débouchera sur la création de Sam Lawry en 2001 puis Le Messager en 2002 (Grand Angle).

Volume I


Sortie le 12 mars 2014
 
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Où sont passés les grands jours ?

Comment vivre après la mort de son meilleur ami ?


Avec un sujet dur, Jim – ici, scénariste – et Alexandre Tefenkgi, le dessinateur de Tranquille courage, nous offrent un récit tout en sensibilité.

Fred, l’ami commun aux personnages masculins de cette histoire, vient de se suicider. Il avait préparé son geste, anticipé son départ et même planifié sa succession. C’est ce que se sont dit Hugo, Étienne et Jean-Marc, ses trois vieux copains convoqués chez le notaire. Fred avait prévu quelque chose pour eux. Une sorte de cadeau d’adieu. Un héritage inattendu, et quelque peu saugrenu : des billets d’entrée à l’Opéra, la clé d’antivol de son monocycle, des livres signés Jean-Paul Sartre. En sortant de chez le notaire, les amis de Fred ne cachent pas leur perplexité.

Chez le notaire...

chez le notaire

Comment vivre après la mort de son meilleur ami ?


 

D’autant que l’un d’eux a été désigné par Fred comme son « meilleur ami », ce que les deux autres ne semblent pas avoir apprécié. Parfois, les morts continuent à nous contrarier, comme s’ils étaient encore vivants.

Une chose est certaine : vivant, Fred l’est toujours dans le cœur de ses copains... qui se réunissent pour une sorte de cérémonie d’adieu avec quelques autres connaissances de Fred.

Chacun essaie de comprendre, chacun y va de sa petite interprétation.

 

 

Reflexion

 

 

Avait-il des ennuis, des problèmes, une part d’ombre inavouée ?
 
Comme dit l’un d’eux « les emmerdes ne sont pas facilement quantifiables » ...
 
On peut toujours se risquer à des hypothèses, hasarder des interprétations, on ne sait jamais ce que les gens avaient dans leur tête - ou dans leur vie – avant de se suicider.

 

 

L’idée de départ de cet album est une situation que nous avons tous connue : Retirer le nom d’un ami décédé de la mémoire de notre téléphone portable.
 
Hugo, le principal protagoniste du récit, ne peut pas s’empêcher de composer le numéro de Fred une dernière fois, comme s’il allait lui répondre. Et justement, quelqu’un répond. Mais ce n’est pas Fred, bien sûr. C’est juste un type à qui l’opérateur a redonné son numéro et avec lequel Hugo entame une conversation, comme si sa voix et sa présence pouvaient faire oublier le départ de son copain, à défaut de le faire revenir.
 
Est ce qu’un ami peut être remplacé par un autre ami ? C’est sans doute aussi l’une des questions que pose l’album...

Les auteurs Jim et Alex Tefenkgi
commentent cette planche


 

Commentaire audio de Jim : 

 

Commentaire audio d'Alex Tefenkgi : 

Dernières questions à Jim

 
Vous sentez-vous proche de l’un des personnages en particulier ?

Je me sens proche d'Hugo. Sa voix off, c'est la mienne. Comme moi, il déteste les repas où l’on parle éducation des enfants pendant des heures, et tous ces trucs qu'on est obligé d'affronter autour de quarante ans. Et puis, ses copains sont inspirés de mes copains. Ce Fred dont on parle, je le connais bien. Ce Jean-Marc, ici, est un ami d'enfance... Difficile de ne pas se sentir proche des personnages dans pareil cas !

 
S’agit-il selon vous d’un récit optimiste ou plutôt désabusé ?

Je vois toujours de l'optimisme dans ce que j'écris, mais je ne suis pas si sûr qu'il y en ait tant que ça ! En fait, mes personnages restent debout, ils se débattent, mais je ne suis guère porté vers les personnages suicidaires. D'ailleurs, le seul personnage suicidaire n'apparaît pas dans ce premier tome. Je préfère la vie, mais je crois que j'aime les plonger dans l'obscurité pour faire ressortir leurs aspects lumineux...
 

Propos de jim recueillis par Christophe Quillien pour Bamboo Édition

 

JIM
Après son Bac, Jim étudie pendant 3 ans à l’école de bande dessinée d’Angoulême. Scénariste et dessinateur, il travaille aussi bien pour le dessin animé que pour la bande dessinée. Auteur chez Vents d’Ouest de plus de 15 albums d’humour, il est également l’auteur de récit plus personnels et intimistes comme Petites Eclipses dans la collection “Ecritures“ de Casterman ou encore L’Invitation chez Vent d’Ouest. C’est avec ce type de récit qu’il rejoint Bamboo et sa collection “Grand Angle” pour Une Nuit à Rome.
 
  ALEXANDRE TEFENKGI
Originaire de Montpellier, Alexandre suit les cours de BD dispensés par Philippe Fenech au sein d’une école de 3D. Souhaitant se spécialiser en BD, il s’inscrit à l’École Saint-Luc et déménage à Bruxelles. Il y rencontre Mauricet, avec qui il travaille en atelier. Il signe quelques histoires courtes dans le magazine Spirou, avant de réaliser sa première série Tranquille courage chez Grand Angle, suivie des Âmes nomades.

Volume I


Sortie le 15 janvier 2014
 
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 Naviguant avec succès entre le théâtre, le cinéma et la BD, Jim est un touche-à-tout de talent dès qu’il s’agit de raconter des histoires.
 
Aussi à l’aise dans l’humour que dans le réaliste, il construit sa carrière en explorant ce qui compose notre vie : l’amour, la mort, l’amitié, la déception...
 
À l’occasion de la sortie de plusieurs de ses albums (en tant que scénariste et/ou dessinateur), nous avons voulu en savoir plus sur cet auteur qui s’intéresse autant "à son nombril qu’à celui des autres"

Jim
 

Comment vous définiriez-vous ? Comme un raconteur d’histoires ?
 
Je crois, oui. Beaucoup plus raconteur que dessinateur, en tout cas. Je note sans arrêt des idées alors que je ne « crobarde » jamais. Je n’ai pas l’instinct du dessin par pur plaisir. Alors que je prends un vrai plaisir à écrire un dialogue, un pitch ou une situation, pour rien. Enfin, pour rien jusqu’à ce que ça ressorte un jour dans un scénario...
 

Qu’est-ce qui caractérise votre conception de la bande dessinée ?
 
Je crois que c’est du cinéma en BD, la plupart du temps. Je ne me sens pas un auteur 100 % bande dessinée, je le confesse. J’envie les auteurs qui se sentent complets avec la bande dessinée. Moi, il me manque le son, le mouvement, les acteurs... Certaines de mes bandes dessinées sont des films non réalisés que j’ai adaptés en BD.
 

D’ailleurs, vous avez tourné plusieurs courts-métrages et vous préparez l’adaptation d’Une nuit à Rome : quelle est la différence d’approche entre la bande dessinée et le cinéma ?
 
Je crois qu’il faut écrire pour le cinéma pour se rendre compte à quel point on jouit d’une liberté fondamentale dans la BD ! On n’a de compte à rendre à personne, on peut faire toutes les digressions que l’on souhaite et on n’est pas obligé de choisir des personnages « bankables ». Et puis, je n’ai jamais vu un personnage de BD refuser un rôle ! (rires).
 

Le dernier court métrage réalisé par Jim : Vous êtes très jolie mademoiselle :

George, un des premiers courts métrage de Jim :


Quelle est votre méthode de travail comme scénariste ?
 
Il y a deux manières de procéder : démarrer puis suivre le fil ou essayer de « coudre ensemble » des événements. Pour ma part, je suis plutôt dans la couture. Je note des idées et j’essaie de les additionner dans une même histoire. Si on a de bonnes idées et si on arrive à créer un bon chemin avec, il est possible d’obtenir un résultat attrayant. Mais on peut aussi se retrouver avec un patchwork multicolore et pas du tout seyant !
 

  

Quelles sont vos sources d’inspiration favorites ?
 
La vie, je crois. Mon nombril et celui des autres. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi, mais je me passionne pour le couple. Je trouve que c’est une telle aventure... C’est beau, souvent perdu d’avance, risqué, plein de surprises, de déceptions, de retournements de situations... Je trouve le couple vraiment passionnant ! Et puis, la vie... c’est ce qui me procure le plus d’émotions.
 


 
Quelle est la part d’autobiographie dans vos histoires ?
 
Minime et énorme à la foi... Je ne suis pas assez nombriliste pour être calé sur ma propre existence, mais mes récits sont pleins des gens que j’ai rencontrés et de conversations partagées ici et là. Il ne fait pas bon me croiser dans la vie réelle, je suis un authentique voleur ! Un bandit non pas de grands, mais des petits chemins de la vie...
 

Quels thèmes aimeriez-vous aborder à travers la bande dessinée ou le cinéma ?
 
La mort, la nostalgie, quitter une maison où l’on a grandi, voir ses enfants grandir... Les sujets ne manquent pas !
 
 

 

 
Quel est l’avenir de Jim ?
 
Je travaille en ce moment sur des projets pour le cinéma : deux comédies que j’espère réaliser et deux autres coécrits, en cours de financement. Si la moitié se concrétisait, je serais le plus heureux des hommes ! Je viens d’achever un court-métrage intitulé Vous êtes très jolie, Mademoiselle.
 
 

En bande dessinée, je suis à la recherche du prochain projet, que j’aimerais envisager en même temps pour le cinéma et pour la BD. Et j’ai le plaisir de travailler avec l’éditeur Grand Angle qui me fait confiance pour plusieurs albums de bande dessinée qui seront, dans l’ordre d’apparition en librairie : la suite et la fin d’Une nuit à Rome, puis Où sont passés les grands jours ?, dessiné par Alex Tefenkgi, à propos de trentenaires confrontés au deuil. C’est un scénario auquel je travaille depuis des années et on se régale avec Alex. Viendra ensuite Un petit livre oublié sur un banc, dessiné par Mig, une sorte de jeu de piste sentimental autour d’un livre, pour les amoureux du livre en papier. Et, plus tard, une histoire avec Lounis Chabane qui n’a pas encore de titre, que nous appelons Héléna, sur un homme éperdument amoureux d’une femme depuis toujours.  

 

Blog de Jim

 
 

Tout commence le jour des quarante ans de Raphaël. Sophia, sa petite amie, organise une fête pour célébrer l’événement.
 
Parmi les cadeaux, il en est un pour le moins original : une cassette vidéo. Sur cette cassette, on voit un jeune couple allongé sur un lit. L’homme n’est autre que Raphaël, vingt ans plus tôt. La jolie femme à ses côtés s’appelle Marie. Raphaël ne pensait plus à elle depuis longtemps. Il aurait dû, pourtant. Car le jour où ils avaient été filmés, ils s’étaient jurés tous les deux de se retrouver dans vingt ans. C’est-à-dire aujourd’hui... Un numéro de téléphone accompagne la cassette. Raphaël s’interroge : doit-il revoir Marie pour être fidèle à son serment, au risque de tout gâcher avec Sophia ? En amour, il vaut mieux ne pas regarder en arrière. Mais le coeur ne nous laisse pas toujours le choix. Et puis, il est difficile de résister à une femme comme Marie...

Au moment où démarre le second volet de ce diptyque, Raphaël atterrit en Italie, en proie à un terrible tourment intérieur. « Je ne sais pas ce que je fuis... Je ne sais pas ce que je suis venu chercher... », se dit-il alors que son avion se pose sur la piste de l’aéroport Ciampino, près de Rome. À la fin du premier tome, il a pris sa décision : il doit tout plaquer pour aller retrouver Marie. Il est brutalement descendu du train, alors qu’il partait avec Sophia chez ses beaux-parents. Depuis, sa compagne ne cesse de lui laisser des messages. Tout comme l’ami de Marie cherche, en vain, à la joindre sur son portable.

Mais Raphael et marie ne répondent pas...

Ils sont ensemble ailleurs...

Quelque part entre ce passé qu’ils tentent de faire revivre et un avenir dont ils ne savent pas à quoi il ressemblera...   
 

«  Ce qui m’intéressait, c’était de parler des femmes qui nous ont marqués, explique Jim, l’auteur d’Une nuit à Rome. Celles qu’on a dans la tête et qui reviennent sans cesse. Et si, au hasard de la vie, on pouvait, le temps d’une nuit, replonger en arrière ? Est-ce que le goût des baisers aurait encore celui des premières fois ? C’est aussi la question que se pose Raphaël ».


 
 
 


 
Une question à laquelle il va tenter de répondre, quitte à mettre sa vie en l’air. Quitte, aussi, à perdre la femme qui partage son existence et à s’apercevoir qu’il court après une chimère – ou après un passé définitivement enfui, ce qui est peut-être la même chose.

Raphaël, je l’aime ! Confie Jim dans un grand élan de sincérité. Je n’agirais pas comme lui, mais j’aime le voir se débattre dans ses sables mouvants. Il fait ce qu’il peut et il le fait souvent mal, mais j’aime ça. Il nous renvoie constamment à nous et, en ce sens, le voir commettre ses erreurs nous évite peut-être de les commettre à notre tour

Le lecteur peut considérer Raphaël comme le dernier des salauds. Il peut aussi se demander comment il se serait comporté dans la même situation. Il serait d’ailleurs intéressant de demander leur sentiment aux lectrices.
 

 

 
 

«  Je ne sais pas si nous avons vraiment le choix, poursuit Jim. Nous sommes tellement téléguidés par nos envies, par nos désirs... Je ne crois pas que Raphaël ait eu le moindre choix d’aller à Rome ou de ne pas y aller. Le suspens – il ira ou il n’ira pas ? – n’existe pas dans cette histoire. Il ira, c’est un fait inéluctable. Ce qui m’intéresse, c’est de montrer le cheminement intérieur qui l’emmènera là-bas. »

Jim

 

«  Pour moi il y a du venin dans Marie. Mais au fur et à meure, elle se révèle plus sensible, plus profonde. A bien y réfléchir, c’est le chat, je crois qui s’en sort le mieux. »

Jim

 

 

Commentaire de planche
 

Commentaire audio de Jim : 



 
 
 

 
Livre I

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